Les Razmoket à Paris

- Vive les mariés !! Vive les mariés !! Scandait le public en délires, tandis que Lou, le grand-père paternel de Casse-Bonbon arrivait avec sa nouvelle femme Loulou. Le vieil homme s'approcha de son fils cadet, Jean-Roger pour lui murmurer à l’oreille :
- Merci. Sans toi, je n'aurais jamais pu rencontrer cette femme merveilleuse. Mais elle ne remplacera jamais votre maman. C'est son amour qui m'a aidé à épouser Loulou.
- Mais où est Angélica ? Demanda Roger-Jean à sa femme, Charlotte.
- Eh bien, hier soir, je l'ai laissé regarder quelques scènes du "Parrain", alors...

 

DANS LA PIECE D'A COTE :

- Ô Parraine, je parle pour mon frère Jules. Hier, au parc, deux grands sont venus vers lui, et ils lui ont pris sa totoche ! Jules s'est mis à hurler mais...
- Adieu totoche, murmura Jules en faisant un petit signe de la main.
La "Parraine" (c'était Angélica) regarda son cousin, puis lui dit :
- C’est bon. J'ai pris note. Vous pouvez disposer. Suivant.
Tommy sortit en tirant la poussette de son petit frère et se dirigea vers les Grumeaux, qui essayaient vainement d'attraper les petites figurines en pâte d'amandes sur le gâteau.
- Alphonse, Sophie, la parraine veut vous voir.
- On arrive !
- Ô parraine, notre cheval de bois s'est cassé et...
- Suivant ! Hurla Angélica. Je ne répare pas les jouets !
Labinocle arriva, mais ne trouva rien à demander.
- Fouille dans ta tête ! Dans ta tête, pas dans ton nez, Finster !!
Quelqu'un apparut dans l'embrasure de la porte. C'était Susie, une Africaine de 3 ans. Sage, raisonnable et généreuse, Susie était la meilleure amie d'Angélica et elle aimait beaucoup les bébés.
- Grand-père va distribuer le gâteau, et après on va danser !
- Pause ! On y va !

Tous les bébés se dirigèrent dans la salle de bal. Un animateur annonça :
- Et voici une danse réservée aux mamans et à leurs enfants. Musique !
Gertrude, Lucie et Louise, la mère de Susie, prirent leurs enfants pour aller danser. Labinocle resta en retrait. Sa mère, Mélinda était morte peu après sa naissance et son père ne s'était pas remarié.
"La Parraine" passa en trombe devant lui.
- Eh, Couette Couette ! J'ai trouvé ! Je veux...
- Désolé. On m'attend pour danser, dit cette dernière en se précipitant dans les bras de sa mère.
- Je veux une maman. C'est mon vœu. Charles arriva et prit son fils dans ses bras.
- Viens, fiston. Nous sommes de trop.

Le soir même, chez lui, Charles se surpris à regarder les photos de sa femme, Mélinda. Son fils arriva et retrouva son ours Wawa que sa mère lui avait fabriqué. Labinocle le prit, s'endormit et son père le coucha tout en lui murmurant :
- Ta maman te manque, n'est ce pas ? Là où elle est, au Paradis, elle veille sur nous.

 

PARIS, FRANCE :

- Espèces d'idiots ! Hurlait Coco Labouche, la directrice du parc, Euroreptarland à des comédiens. Bougez-vous un peu les fesses, espèces d’amateurs ! Ah, j’adore entendre le bruit de pas des gens précipités tôt le matin ! Et vous, vous aimez, Jean Claude ? Demanda-elle à son assistant.
- Cela m’émeut très profondément, madame, répondit ce dernier, sans grande conviction.

Un bruit fracassant fit sursauter tout le monde : la tête de Reptar explosa.
- Quel est l'abruti qui m'a construit cette horreur, Jean-Claude ?
- C'est un américain, madame. Delatranche. Jean-Roger Delatranche.
- Je veux que ce Delatranche à deux francs rapplique illico presto, demain à la première heure !
- Oui... Madame... Je m'en occupe. KIRA !!! Madame veut son Delatranche et tout de suite !
Kira soupira, sortit son portable et appela Jean-Roger.

 

QUELQUE-PART AUX U.S.A 3 HEURES DU MATIN

DRIIIING !!! DRIIIING !!!
- Oui ! Allô ? Ah, excuse-moi Jules. Jean-Roger rendit le biberon à son fils avant de s'emparer du téléphone :
- Oui ?
- Ici Kira Watanabe, d'Euroreptarland, à Paris. Désolé de vous appeler si tard, mais Reptar est cassé, et ma patronne est dans tous ses états.
- Reptar fait un tabac ? Super !!
- NON ! Il a des problèmes. Madame Labouche vous attend demain à la première heure à Paris.
- Paris ? La ville des lumières ?
- Et elle vous prie de...
- ...venir avec ma famille et mes amis... OK !
Et il raccrocha.
- Chérie, on doit partir demain pour Paris en France ! Dit Jean-Roger, qui ne réalisait pas encore.
- Mais je suis trop fatiguée pour une danse.
Puis, ils réagirent :
- A PARIS ??

Le temps des adieux était venu. Angélica était heureuse; elle narguait Susie :
- Moi je pars pour Paris et pas toi ! Ma maman m’a acheté un dico pour parler avec eux : on peut dire : "parlez- vous Français ?" ou alors : "Hablas Espanol ?" (Parlez- vous Espagnol ?)
- Franchement, je plains les pauvres touristes à qui tu vas demander un renseignement ! Bon voyage !

 

QUELQUES JOURS PLUS TARD, DANS L'AVION :

Tous les adultes s'étaient assoupis et les enfants trouvaient le temps long. Les Grumeaux s'amusaient à se disputer avec Reptar et Escargocope, Jules dormait, Tommy et Labinocle s'ennuyaient. Un petit garçon proche d’eux appuya sur un bouton au dessus de sa tête, et une hôtesse apparut.
- T’as vu ça ? Il appuie sur le bouton et une maman arrive !
- Je vais le faire pour toi, Labinocle.
Sophie pressa le bouton au moment où son frère fit tomber Escargocope. Une hôtesse peu aimable apparut;
- Non, mais, vous le faîtes exprès ? Mon syndicat m'interdit de ramasser les jouets. Beurk ! C'est à vos parents de le faire.
- Je connais quelqu’un qui s’est levée du pied "moche"
- Viens Labinocle; j’ai une idée; on va voir ma cousine, pour lui demander "la livraison" de ta nouvelle maman.
Et ils partirent voir Couette-Couette, en première classe.
- Regarde, Alphonse, une brosse à dents avec des cheveux !
Sophie tendit l’objet à son frère au moment où celui-ci sortait de sous la banquette un sac de... vomi.
- T’as vu ça ? Quelqu’un a du laisser sa nourriture ! On va en profiter...

 

A L’AUTRE BOUT DE L’AVION, EN PREMIERE CLASSE

- Ah oui ! Ta mère ! Mais j’y réfléchis, Labinocle. Cependant je serai plus à mon aise si j’avais un des gâteaux, là-bas, dit-elle en montrant le chariot-self où était toutes les nourritures.
- J’y vais ! Déclara Labinocle. Il grimpa sur le chariot qui dévia dangereusement vers lui. Il se mit à courir sans savoir où il allait pour atterrir... sur les genoux de Couette Couette.
Celle-ci n’eut pas le temps de protester : Lucie et Gertrude passèrent dans l’encadrement de la porte.
- Venez, les enfants. On va changer vos couches.
Les mamans partirent avec Tommy, Alphonse et Sophie. Labinocle se retrouva seul. Avant de partir, il demanda une dernière faveur à Couette-Couette :
- S’il te plait, dépêche-toi pour mon vœu.
Arrivé dans son compartiment, il s’installa dans son fauteuil pour contempler les nuages.

- Il serait temps qu’on arrive, les petits deviennent insupportables; dit Lucie à Gertrude, sa meilleure amie.
- Nous informons nos passagers que l’Avion Air France en direction de Paris va atterrir ! MERCI !
Les bébés se regardèrent en silence puis : YOUPI !!!

 

UN QUART D’HEURE PLUS TARD :

- Dis, Jean-Roger fit Lucie un peu inquiète, où devons-nous aller ? Je ne connais pas Paris .
Gertrude se tourna vers Charles :
- Alors, tu te maries quand ?
-Tu sais, ma femme me manque et...
Roger-Jean dit à son frère :
- Regarde !
Un homme tenait un grand panneau en carton sur lequel était écrit : FAMILLES DELATRANCHE, DEVILLLE ET FINSTER
- Suivons-le !
- Alphonse, je me sens toute bizarre... murmura Sophie en se frottant le ventre.
- J’ai pris ton sac de nourriture répondit celui-ci en montrant le sac en plastique trouvé dans l’avion...
Dix minutes plus tard, la joyeuse troupe de touristes grimpaient dans le Bus EUROREPTAR LAND.
- C’est ça Pokio ? Demanda Alphonse. (il voulait dire Paris) en regardant les rues défiler à travers la vitre.
- Pokio ? Hurla Angélica. Vous connaissez même pas les noms de ville !! Ici ce sont les "chambres Elisées" !. Vous êtes bouchés, où quoi ?
- Caca !! Brailla Jules, assis sur les genoux de sa mère.
- Ton frère, lui ne l’est pas, reprit-elle en se bouchant le nez.

- Mon Dieu, chéri, tu as vu cette suite ? Que les lits sont confortables ! S’extasia Lucie. Elle est magnifique !
Olivier s’affala à plat ventre sur le lit :
- Le lit est très confortable dit-il à sa femme.
- J’arrive !!
PLAN !
Elle se rua sur le lit. Son poids envoya son mari en l’air. Le pauvre Olivier atterrit... à plat ventre par terre.
- Ouch... Mais le sol aussi est très confortable;
Charlotte et Roger-Jean s’exclamèrent :
- A plus tard ! On va faire les boutiques !!
Jean-Roger soupira :
- Bon... Lucie tu viens avec moi chez Mme Labouche ?
Seuls des ronflements lui répondirent : Lucie, avachie sur un fauteuil avec Jules sur ses genoux, Olivier par terre et Gertrude à plat ventre sur le lit, dormaient exténués par plusieurs heures d’avion.
- Charles, my friend (mon ami), tu viens avec moi chez Coco ?
- Allons-y avec les enfants. Ils sont dans la salle de bains.
- D’accord.

- T’as vu ça Labinocle ? C’est un pot pour grands et il mouille! S’exclama Alphonse, en désignant le bidet dont le robinet était allumé à fond.
- Oh, tu sais, je me mouille assez comme ça.

Pendant ce temps, personne ne surveillait Hubert. Celui-ci profita de l’entrée de la femme de chambre pour prendre l’air.

- Super cet ascenseur en verre ! S’extasia Jean-Roger tandis qu’ils empruntaient le passage privé réservé à Coco Labouche.

 

ARRIVES EN HAUT :

Jean-Roger et Charles croisèrent Kira, qui leur décrocha un sourire poli :
- Bonjour, fit-elle d’une voix douce, l’un de vous doit être Mr Jean-Roger Delatranche ?
- C’est moi; répondit ce dernier. Et voici mon meilleur ami, Charles Finster.
- Mme Labouche vous prie de l’attendre. Elle va arriver.
Pendant cette brève discussion, les cinq enfants (Couette-Couette, Labinocle, Casse-Bonbon et les Grumeaux) étaient rentrés dans la suite de bureaux de Coco. Il était immense ! Au milieu des amas de papiers et d’ordinateurs trônait un aquarium... de poissons exotiques.

Suivirent un moment de fou rire et d’éclaboussures. Angélica trouva un saladier plein de délicieux chocolats suisses. Voulant garder sa gourmandise pour elle, elle se cacha sous le bureau. Quand Coco rentra dans ses suites avec Jean-Roger elle vit quatre enfants s’éclabousser et rire comme des fous.
- Argh ! Jean Claude, appelez les services de dératisation, oh, mon dieu ôtez-moi cette marmaille répugnante !
- Oui madame. KIRA !!
- Venez les enfants, reprit cette dernière en soupirant.
Jean-Roger tendit Jules à Charles :
- Tu pourrais me le garder ?
- Pas de problèmes !
- Mr Finster, pendant qu’ils... discutent, que diriez-vous d’aller voir la parade de Reptar ? Les enfants vont adorer !
- Allons- y.
Quant à Couette- Couette, elle était toujours sous le bureau.

- Sombre idiot ! Vous êtes bien un américain pour être stupide à ce point : ce n’est pourtant pas compliqué de programmer un robot !
- Ne vous inquiétez pas mon deuxième prénom est : Pro en mécanique;
- Alors je suppose que votre deuxième surnom est Gros Nul. Ouste ! Je ne vous ai pas payé des vacances gratuites !
Jean-Roger parti :
- Mr Yamaguchi au téléphone.
- Oh, ce patron commence à m’énerver ! Elle appuya sur un bouton et la tenture sur le mur du fond se souleva pour laisser apparaître un écran géant. Mr Yamaguchi en personne apparut.
- Bonjour Mme Labouche, fit-il avec un fort accent japonais Je vous appelle pour vous signaler que je cherche un remplaçant pour mes Industries
- Génial ! J’accepte d’être parmi vos concurrents !
- Seulement, il faut adorer les enfants et savoir les gérer...
Coco réfléchit un instant. Etre directrice d’un parc d’attractions pour enfants avait des contraintes : elle les détestait.
- Justement, je suis fiancée à un homme qui a un enfant adorable !
- Je me ferais une joie d’assister à votre mariage. Au revoir ! Et il raccrocha.
Coco se prit la tête entre les mains. Jean-Claude rompit le silence :
- Votre nez pousse comme Pinocchio !
- Oh, la ferme ! Je dois trouver un homme avec un petit, et vite ! Qu’est ce que…Oh…fit-elle en apercevant Couette- Couette qui tentait de s’éclipser discrètement. Coco la saisit par le cou et approchant son visage du sien elle lui dit :
- Misérable vermine ! Tu as mangé tous mes chocolats ! Donne-moi une bonne raison de ne pas t’enfermer ici pour toujours.
- Je chante très bien... Je peux fourrer mes cinq doigts dans mon nez , (l’étreinte se resserra) Je sais où vous pouvez trouver un homme soumis !
- Tiens, tiens…

AINSI…

- MMH ! Ma maman dit que le père de Charles Edouard serait près à épouser la première femme qui lui tomberait sous la main ! Je pourrais ravoir un peu de glace s’il vous plaît ?
- Bien sur Angélica, à partir d’aujourd’hui, tu deviens ma nouvelle amie.
- Par contre, il faudra faire quelque chose pour moi ; ou je pourrai accidentellement dire pourquoi vous voulez l’épouser...
- Tu me plaît. Dis-moi ce que tu désires.
"Après tout, pensa t-elle, qui pourrait croire au récit d’une gamine de cinq ans ?"
- Je veux une robe faite main par un grand couturier, un char et un défilé à mon nom et... être la demoiselle d’honneur à votre mariage !
- Qui a dit que les Américains étaient avides ?
D’accord; Jean-Claude, EXECUTION ! Et tâchez de trouver où dîne nos amis, ce soir. L’amour est au rendez-vous.

 

PENDANT CE TEMPS, SUR LES CHAMPS ELYSEES :

- Regardez, les enfants ! Vous avez vu la princesse ? Et les soldats japonais ? demanda Kira.
- Vous vous débrouillez bien avec les enfants, remarqua Charles.
- A vrai dire, j’ai une fille, Kimmi. Elle va avoir un an et demi.
- Ca alors ! Charles-Edouard va avoir trois ans !
- Vous avez vu, les garçons ? S’exclama Sophie. C’est la première fois que je vois des hommes avec des robes !
- Et moi avec des queues de cheval, renchérit Alphonse.
- Les enfants, demanda Kira, connaissez-vous l’histoire de la princesse ?
Elle se pencha vers eux et expliqua :
- Il y a bien longtemps, un grand dinosaure nommé Reptar semait la terreur dans un village. Tout le monde le fuyait; sauf la belle princesse. Elle savait qu’il n’était pas méchant, mais juste malheureux. La belle princesse promit de prendre soin de lui et de l’aimer à tout jamais...
- A tout jamais... répéta Labinocle, fasciné, tandis qu’un flot de confettis s’abattait sur eux.

 

LE SOIR MEME, DANS UN GRAND RESTAURANT CHINOIS/KARAOKE DE PARIS :

- Zut ! Grommela Jean-Roger. Ce nem est trop dur à attraper !
- Sois patient. Dit calmement Lucie. Quoi que, pour une ville française, je m’attendais plutôt à manger des spécialités comme la Bouillabaisse ou la Salade Niçoise...

- Tu veux que ton papa épouse la princesse ? Demanda Tommy
- Oui. Tu trouves pas qu’elle est belle ?
- Eh, les copains, z’avez vu la taille de cette couche ! S’exclama Alphonse en désignant le sumo qui faisait le service. Je m’aimerais pas être sa mère ! Elle doit avoir du boulot !
- Bonsoir, Monsieur Delatranche ! S’exclama Coco Labouche, entrant dans le restaurant. Pouvez-vous me présenter tout le monde ? Et quel est ce charmant jeune homme à la chevelure flamboyante ?
- C’est mon ami, Charles Finster.
- Charles ! Enchantée de faire vo…
- Mme Labouche ? Excusez-moi de vous déranger, mais... vous avez quelques papiers à signer...
- Kira ? Donnez-moi ça !
Elle s’empara de la liasse de papier et signa à toute vitesse. Il ne fallait pas que Kira contredise ses plans.
- Monsieur Finster, reprit cette dernière, voici ma fille Kimmi.
- C’est le portrait de sa mère. Je vous en prie, appelez-moi Charles. Va rejoindre tes nouveaux petits camarades dit-il en s’adressant à la petite.

- Salut ! Je m’appelle Kimmi. Et vous ?
- Moi c’est Casse- Bonbon, lui c’est Labinocle –ta maman discute avec son papa- eux, ce sont les Grumeaux Alphonse et Sophie, là c’est mon petit frère Jules, et celle qui chante faux là bas, c’est Angélica, ma cousine. Alors tu vis à EuroReptar ?
- Oui, et non. Ma maman travaille chez la dame, dit-elle en désignant Coco, alors je viens ici presque tous les jours.
- Ah ! Alors, si tu vis à Paris, demanda Labinocle, tu sais où je pourrais trouver la princesse ?
- Oui. Venez voir. Elle sort tous les soirs de ce temple, là bas, répondit-elle en s’approchant de la fenêtre et en désignant le grand bâtiment, illuminé de mille feux par les lumières d’un feu d’artifice.
- Dès qu’on pourra, Labinocle, décida Tommy, on faussera compagnie aux " z’adultes" et on ira la voir. Labinocle ?
- Hein ? Euh …oui, on ira voir ça un autre jour.

- Kira, prenez ces papiers et rentrez chez vous.
- Kira, demanda Charles, demain, voudriez-vous venir me faire découvrir le Parc avec les Enfants ?
- Excellente idée, murmura Jean-Roger.
- Avec joie...
- tt ! Vous avez trop de travail ! Je m’occupe de votre fille !
- Vous et Kimmi ! Mais...
- Fin de discussion !! A demain Charles !

 

LE LENDEMAIN :

- Si j’ai mis des trombones et des élastique, il y a une raison ! S’exclama Jean-Roger. J’adore leurs frites et leurs parfums, mais il s’agit de robotique de pointe !
- Et ça fonctionne comment ? S’exclama Charles, venu voir son ami à l’entrepôt accompagné du reste de la troupe.
- Regardez. Même un enfant peut s’en servir.
Il posa le casque sur la tête de Tommy. Ce dernier hocha la tête et Reptar fit de même. Malheureusement, un employé qui ce trouvait au sommet de ce robot gigantesque, fut projeté en l’air.
Tout le monde se mit à rire. Jean-Roger se gratta le sommet de la tête, gêné :
- J’ai dit un enfant ? Disons un jeune adulte !
- Oh ! Je suis en retard ! S’excusa Charles. A plus tard !
- Charles, mon cher ! S’exclama Coco, arrivant avec Kimmi, qui se débattait comme une furie pour échapper à l’étreinte de cette sorcière.

 

DIX MINUTES PLUS TARD :

- Excusez-moi Coco, mais vous pouvez me tenir Jules ? Il faut que j’aille aux toilettes.
- Mais pas du tout ! S’exclama Coco, qui saisit le bébé à bout de bras malgré sa répugnance.
- Je sens qu’on va bien rigoler.
- Dis donc, murmura Casse Bonbon à Kimmi, elle n’est pas un peu grognon ?
- Si. C’est pour ça que je la déteste.
Coco appuya sur un tout petit bouton situé sur l’une de ses excentriques boucles d’oreilles et un micro relié à l’une des caméras de Paris apparut sous sa bouche.
- Kira, ils ont le regard rivé sur moi, et celui-ci n’arrête pas de dégouliner .Je ne peux pas couper son robinet ! Qu’est ce que je peux faire ?
- Dites-lui des mots gentils en le regardant.
Coco éleva Jules à la hauteur de son visage :
- Alors, mocheté courte sur pattes, tu commences à me plaire ! Eh ! Ca marche !
Mais le petit n’était pas d’humeur à se laisser faire : il lui cracha à la figure, puis lui pinça le nez de toute ses forces.
- Il faut se méfier d’elle ! Fit Kimmi. Quand elle gronde maman, après, elle est toute triste, à la maison.
- Aïe ! Kira, ça ne marche pas !
Cette dernière soupira :
- Bercez-le de haut en bas. En général, ils adorent.
Coco le secoua comme une vulgaire poupée de tissu. Elle aperçut Charles qui revenait. Alors, elle éleva Jules à la hauteur de son visage et…ce fut la catastrophe. Le bébé se pencha en avant et…
- BLEEEUUH !!
- Oups ! Fit Charles en reprenant l’enfant et rougissant de honte, devant les petits hilares, il ajouta :
- Selon le Docteur Liptischz, Jules vient de vous faire un cadeau.
- Très original; marmonna Coco. Les enfants sont toute ma vie.
- J’adore ce poème. Rire colorées et pas feutrés…
- Je vous demande pardon ?
- Joie et merveille du ciel voilé, murmura Kira dans l’oreillette. C’est l’un de mes préférés !
- Joie et merveille du ciel voilé, c’est l’un de mes préférés; marmonna Coco entre ses dents.
Les enfants, se mirent à tirer sur le pantalon de Charles :
- Oh, ils deviennent intenables !
- Mme Labouche, reprit Kira, pourquoi ne pas emmener les enfants au Monde Gluant ?
- Au Monde Gluant, dites- vous ?
- Au Monde Gluant ? Répéta Charles. Quelle bonne idée !

Le monde Gluant était l’une des principales attractions du parc. C’est un peu comme le "train fantôme".

 

AINSI...

- Eh, Kimmi, c’est pas le Château de la princesse ? Demanda Tommy.
- Si. Venez je vais vous montrer un raccourci.
- Mais on roule ! S’exclamèrent les Grumeaux.
- Et alors ?
Elle sauta du Wagon suivie par Casse-Bonbon, et les Grumeaux, qui s’empressèrent de remplir leurs couches de gelée verte. Labinocle hésita.
- Grouille-toi, Labinocle ! Dit Kimmi. C’est ta seule chance de voir la princesse !
- Super, marmonna ce dernier. Maintenant on a deux Casse-Bonbon.
Il sauta du wagon, tenant son ours Wawa fermement contre lui. Cependant, Kira les aperçut :
- Madame ! Hurla t-elle dans l’oreillette les bébés se sont échappés !
- C’est pas trop tôt ! Quoi ?? Récupérez-les et vite !
Kira pressa un bouton :
- Sécurité, quatre enfants sont dans le Monde Gluant !
- ...Secteur 12. Bien reçu.

Commença alors une cours poursuite sans relâche pour les quatre gardes. Kimmi, Tommy, Labinocle, Alphonse et Sophie les entraînèrent dans un dédale d’escalier, un ascenseur, puis un toboggan, et un trampoline. Enfin, les Grumeaux s’arrêtèrent à mi-chemin :
- Attendez-nous, les gars ! S’exclama Sophie. Ce truc colle à la couche !

- Voilà la princesse ! S’exclama Kimmi, en désignant l’automate. Je vous avait bien dit que je connaissais un raccourci !
- Tu parles ! Rétorqua Alphonse. C’est le raccourci le plus long que j’ai jamais vu !
La princesse rentrait dans le temple.
- Attends ! Dit Labinocle.
- Vas-y ! S’exclama Casse-Bonbon. Frappe à la porte !
- Je ne peux pas, Re…Re…Regardez !
Il désigna l’énorme poignée de porte, qui n’était autre qu’un dragon.
- Quoi que tu fasses, déclara Alphonse, Grouille-toi !
Trop tard. Quatre paires de bras agrippèrent les bébés par la peau des fesses et les ramenèrent au wagon.
- Au moins, fit Alphonse ironiquement, on fera pas le chemin du retour !

 

LE SOIR MEME , DE RETOUR A L’HOTEL :

- Alors, Charles, comment s’est passé cette journée ?
- Super ! On a fait plus ample connaissance : elle est allergique au lactose, adore les bureaucrates et les enfants. Tout comme moi !
- Mmh ! Sois prudent, Charles. Nous ne voudrions pas te voir te lancer dans quelque chose d’extravagant...
- Ne t’inquiète pas Lucie. Il faut juste que je vois comment elle s’entend avec Charles Edouard... Bonne nuit !
Il entra dans la chambre de Tommy et Labinocle, les embrassa puis partit se coucher.

Sur son lit, se trouvait une petite carte de visite, et... un inhalateur en or. Charles s’en empara et, retirant ses lunettes pour déchiffrer la minuscule écriture lut les mots suivants :
- Un petit présent pour vous, Charlie, en espérant vous faire plaisir. Amicalement. (Il prit la petite carte) COCO.
- Charlie ?? Coco ?? Fit-il de plus en plus intrigué.

- Casse-Bonbon ?
- Mmh ?
- Tu crois qu’un jour, je serai courageux ?
- Bien sûr ! Fais comme moi; Pense à quelque chose de bien.
- Tu veux dire à mon ours Wawa ou à une nouvelle maman ?
- Oui. Bonne nuit.
- Tu as raison. Je peux être courageux. Bonne nuit.

La nuit de Labinocle fut assez agité : il était un samouraï très courageux qui n’avait peur de rien, pas même du dragon sur la porte. Quand ses amis étaient en danger, il vint à leurs secours.

- Labinocle ? Labinocle ? Réveille toi !
C’était le matin. Un rayon de soleil inondait la pièce. Tout les bébés étaient réveillés.
- Debout ! Couette-Couette dit qu’on doit aller voir un spectacle avec la princesse !
- J’arrive ! Peut-être que la princesse acceptera de devenir ma mère !
Angélica, qui se maquillait dans la petite salle de bains, sursauta: elle avait du rouge à lèvres plein le menton.
- Tu veux une princesse pour maman ?! Et madame Coco ?
- Qui ça ?
- Madame Labouche ! La petite copine du papa de Labinocle.
- C’est pas une princesse.
- GRR ! Écoutez-moi bien, les mioches : au défilé, je dois conduire un défilé avec des œillets roses, un char à mon nom... Vous ferez bien de ne pas tout gâcher ! Sur ce, elle sortit en claquant la porte.
- Je connais quelqu’un qui s’est levé du pied "moche"  ! fit Alphonse à sa sœur en ricanant.

 

UN PEU PLUS TARD DANS LA JOURNÉE, THÉÂTRE DE PARIS :

- Bonjour chers amis ! S’exclama Coco. Venez avec moi, j’ai des places au premier rang.
Angélica s’approcha de Coco et, la prenant à part, elle lui expliqua :
- Dites, Mme Labouche, est ce que j’ai toujours mon char et mes poneys si "Monsieur le papa de Labinocle" ne vous épouse pas ?
- Certainement pas. Pourquoi ?
- Parce que, étant très amie avec Labinocle, il veut une princesse pour maman. Regardez les choses en face, vous n’êtes pas une princesse.
Coco réfléchit un instant, puis dit :
- Va t’asseoir pour ne pas éveiller les soupçons.
- Il flotte un doux parfum de catastrophe, marmonna Jean Claude, entre ses dents.

Coco fila en coulisse, trouva la robe et l’éventail de rechange de la princesse, enfila le tout et courut se cacher derrière les tentures du rideau attendant que son "sosie" passe par là.
Dix minutes plus tard, elle saisit la princesse par la taille et rentra sur scène à sa place, l’éventail bien collé sur son visage.

- Vas-y Labinocle ! Encourageait Casse-Bonbon. Donne-lui ton ours !
Celui-ci s’exécuta. Il tendit le jouet à Coco qui lâcha l’éventail.
- Oh non ! Pas elle !
Suivi une brève dispute. Coco avait saisi l’ours et tirait pour l’avoir. Labinocle ne lâchant pas prise, elle tira de nouveau et le pauvre enfant atterri (bien malgré lui !) dans les bras de Coco, sous les yeux de centaines de spectateurs applaudissant à tout rompre.

Même Charles ne comprenait pas ce qui se passait. Lui aussi battait des mains, ravi, pendant que Kira, assise à côté de lui, avait porté une main sur sa bouche :
- Mme Labouche !

Du côté des enfants, la stupeur était générale :
- Quelle horreur !
- Pourquoi il voulait une princesse comme maman ?
- Comment il pouvait le savoir ? Rétorqua Casse-Bonbon.

 

DEUX JOURS PLUS TARD :

- Bon. dit le photographe. Maintenant, faites "cheese" !
- CHEESE !
Gertrude s’approcha de Charles, et lui donnant une grande claque amicale dans le dos, elle lui dit :
- Alors, tu ne sais pas t’y prendre avec les femmes ?
- Si. Maintenant Charles-Edouard a une nouvelle maman.

Dans le hall de l’hôtel, les bébés étaient heureux pour Labinocle :
- Tu es très séduisant, s’exclama Sophie, qui avait un faible pour lui.
- Très séduisant, répéta Jules, vautré dans une cloche à fromage retourné.
Tout le monde éclata de rire.
- Merci. Mais j’ai l’impression d’avoir une boule dans l’estomac, alors que je devrais être heureux !
- Peut-être parce que ce nœud pap’ est trop serré, rétorqua Casse-Bonbon. T’en fait pas, je vais arranger ça.
Il n’eut pas le temps de faire le moindre geste : Coco surgit dans le hall. Pointant un doigt accusateur sur Labinocle, elle dit à Jean-Claude :
- Prenez-lui son ours mangé par les mites.
Jean-Claude voulut s’en saisir mais Labinocle résista. Tous les bébés vinrent à la rescousse. Soudain, Labinocle lâcha prise. Il tomba sur Tommy, qui s’affala sur Alphonse, puis sur Sophie. Jules se cogna sur un pilier sur lequel reposait un grand vase. Casse-Bonbon tira vivement son petit frère vers lui au moment où le vase s’écrasait avec fracas sur le sol.
Coco explosa :
- JEAN-CLAUDE !! Emmenez ces vermines et cachez-les jusqu'à la fin du mariage. Ils ne doivent pas contredire mes plans.
- Ah, ah ! Vous allez louper le mariage ! S’exclama Angélica.
- N’oubliez pas la Casse-Pieds de service. Elle m’a été très utile.
- Lâchez-moi ! Sale brute ! Mais...
Le son de sa voix fut coupé par l’ascenseur qui fermait ses portes.

 

DANS LA VOITURE :

- Où nous emmenez-vous ? Et mes poneys ?
- Désolé. Tu es viré.

Arrivé à l’entrepôt, Jean-Claude sortit les enfants de la voiture, les fit entrer dans le grand bâtiment, ferma les portes.
- Les gars, je suis désolé. Si je n’avait pas fait le vœu stupide de vouloir une princesse comme maman, on ne serait pas dans ce pétrin !
Le pauvre Labinocle se mit à sangloter. Personne ne savait comment le consoler. Couette-Couette s’approcha de lui, et mettant tendrement une main sur ses épaules, elle lui dit :
- Ne pleure pas.
- Je ne peux pas m’en empêcher ! Mon papa épouse une femme qui ne m’aime pas !
- Angélica soupira .Elle ne savait pas comment lui annoncer. Finalement, elle se lança :
- Ne pleure pas. Répéta-elle. C’est de ma faute.
- Hein ? De ta faute ? Répondirent les Grumeaux, stupéfaits.
Nouveau soupir.
- Oui. De ma faute. C’est cette dame qui m’avait promis un char avec des poneys, des fleurs etc... J’ai été naïve. Pardonne-moi, Labinocle.
Tommy regarda sa cousine : c’était bizarre que sa cousine porte une robe de demoiselle d’honneur. Maintenant il comprenait !
- C’est très mal ce que tu as fait ! S’exclama t-il, outré.
- Je sais. Même pour moi. Regarde où ça m’a mené. Aïe !
- Méchante Couette-Couette ! Brailla Jules, qui venait de lui lancer son hochet de toute ses forces.
- CA SUFFIT ! Hurla Labinocle. Si cette femme veut épouser mon papa, elle devra me passer sur le dos !
- Mais comment comptes-tu faire pour empêcher le mariage ? Rétorqua Casse-Bonbon.
- Heu... J’espérais que tu avais une idée en tête...
- Mais j’en ai une ! Venez tous ! Surtout toi Angélica, fit-il à sa cousine, surprise. C’est toi qui va nous être utile...

 

PENDANT CE TEMPS, NOTRE-DAME, A L’AUTRE BOUT DE LA VILLE :

- Flûte ! Marmonna Olivier. Ce caméscope ne marche jamais quand il faut !!
- Jean-Roger, fit Charles, est ce que tu sais où sont Jean-Claude et les enfants ?

Dans la somptueuse limousine noire que Coco avait loué dans la cérémonie, Kira était outrée :
- Madame, je ne vous laisserai pas gâcher la vie de Charles et Charles-Edouard !
- Qui dois-je épouser déjà ? Au fait Kira, rajouta t-elle en lui lançant l’ours de Labinocle, brûle-moi cette horreur.
- Pas question ! A la cérémonie, je raconterai tout à Charles.
- Vraiment... ?
Elle ordonna au chauffeur de s’arrêter, ouvrit la portière et jeta Kira sur la route :
- Tu regarderas la cassette Ah !!

 

A L’ENTREPÔT :

- A toi de jouer, hurla Tommy à sa cousine.
- Eh, Jean-Claude, c’est pas Reptar qui s’en va ?
- N’importe quoi. Reptar... Sacrilège !!!!
Il voulut se lever, mais ses lacets étaient triplement attachés entre eux.
- On ne se moque pas de Couette-Couette comme ça ! Au revoir !

Dans la tête de Reptar, Casse-Bonbon, perché sur les épaules de Labinocle dirigeait ce tas de ferraille.
- Casse-Bonbon ! On doit trouver la porte de sortie !
GLANG !! Reptar se retrouva dans les rues de Paris, laissant derrière lui un trou béant dans les murs de fer.

- Regardez ! S’exclama Sophie, désignant une petite fille aux cheveux blonds tressées en chignon au dessus de sa tête, qui portait une robe de demoiselle d’honneur courant sur un petit pont pour tenter de les rattraper.
- C’est Couette-Couette !
Celle-ci fit un vol plané pour atterrir... dans la gueule de Reptar.
- C’est pas la parade idéale !

Le robot continua sa route pendant quelques dizaine de mètres. Soudain, une voix qui ne leur était pas inconnue hurla dans un porte-voix :
- Rendez-vous les couches culottes ! Vous n’avez aucune chance face à Jean-Claude alias Escargocope !
Ils continuèrent leur course, pour arriver sous L’Arc de Triomphe.
- Ralentissez !! Hurlèrent Angélica et les Grumeaux.
- Non ! Rétorquèrent Tommy, Labinocle et Jules. On passe !
En effet, après quelques acrobaties, Reptar franchit cet obstacle. Escargocope, lui y resta.

- Regardez ! C’est Kimmi ! Allez, viens ! Labinocle baissa le bras pour cueillir la petite fille.
- Chouette ! Une balade avec Reptar !

Quelques secondes plus tard, la joyeuse troupe au complet déambulait en direction de Notre Dame.

 

PENDANT TOUT CE TEMPS, A L’ÉGLISE :

Je suis là ! Annonça Coco. On peut démarrer la cérémonie !!
- Sans Charles Edouard ?
- Sans demoiselle d’honneur ?
- Sans marche nuptiale ?
- Ils regarderont la vidéo !
- Je vais vous lire mon... pardon... notre poème préféré.
- Oh !
Décidément, ce mariage était loin d’être terminé !
DRIING !
- Oups ! Excusez-moi. Allô ?... Quoi ? Triple idiot !
Puis, réalisant que tout le monde la regardait, elle dit :
- C’est juste Jean-Claude qui nous envoie ses meilleurs vœux.

- REPTAR ! MET LES GAZ ! S’exclama Alphonse. On approche de la Tour Eiffel !
PROOUUTT !
- Pas ce genre de gaz ! Répondit Labinocle. Hem... est-ce que quelqu’un peut ouvrir la fenêtre ?
Sophie ouvrit la porte du sas extérieur donnant dans la gueule de Reptar :
- Salut les filles;
- C’est pas trop tôt !
BANG !!
- Que se passe t-il ?
- Il se passe que c’est moi !
- Non !! Pas Escargocope !
Jean-Claude attrapa Reptar par la queue. Celle-ci partit violemment, projetant les enfants en l’air, contre la Tour Eiffel. Labinocle s’y agrippa de toute ses forces.
- Ne lâche surtout pas !
Trop tard; Reptar atterrit par terre. Il se releva et repartit en direction de Notre-Dame.
- Rien ne peut plus nous arrêter !
- Si. Lui. Dit Angélica. Je m’en occupe.
Elle redescendit dans le sas et tira un superbe pied de nez à Jean-Claude. Celui-ci appuya sur un bouton et un flot de peinture s’abattit sur Couette-Couette. Cependant, une bouche de métro se dressait devant lui, et il l’aperçut au dernier moment. Escargocope trébucha, puis tomba dans la scène sous l’œil amusé des badauds.
- Bravo !!

- Regarde, Sophie, des trombines et des élastoques !
Alphonse tira dessus et la tête de Reptar explosa de nouveau.
AAAAAAHHHH !!!!!!!!!!
La tête atterrit avec fracas... devant Notre-Dame
- Vas-y Labinocle !! S’extasièrent Sophie, Alphonse, Kimmi, Tommy et Angélica. Fonce tant qu’il est encore temps !

- Oh non !
Devant lui se dressait une porte avec un dragon.
Pense à quelque chose de bien.
- J’arrive, papa.
Dans l’église, le curé prononça l’une des dernières phrases de la cérémonies :
- Si quelqu’un s’oppose à ce mariage, qu’il parle maintenant ou qu’il se taise à jamais...
- NOOOOOOOONNNN !!!
- Charles-Edouard !
- Papa ! Non !
- Mais... tu parles ! Mon fils vient de prononcer son premier mot !
- Non ! Non !
- Ca va aller. Papa est là.
- Et ta future maman aussi.
Une irruption inattendue surpris tout le monde : Jean-Claude arrivait, les vêtements trempés couvert d’algues.
- Le kidnapping a échoué.
- Non Coco. Le mariage est annulé. Vous n’êtes pas du tout la mère idéale.
- Ne le croyez pas, il est renvoyé.
- Et vous aussi, Madame Labouche.
Mr Yamaguchi en personne se tenait debout, devant elle.
- Mais...
- Cette enfant m’as tout raconté reprit-il en désignant Angélica.
Coco, vexée, voulut quitter l’église. Mais trois petites paires de jambes se posèrent sur sa longue traîne.
- Ce ne sont pas des vers de terre comme eux qui vont m’empêcher de partir.
Elle tira d’un coup sec. Tommy Alphonse et Sophie partirent à la renverse. Leurs parents poussèrent des cris désespérés.
- Personne ne traite ces bébés, à part moi. fit Angélica. Elle posa un pied sur la traîne qui se déchira de haut en bas. Jean-Claude se mit à rire puis :
J’ai vu Notre-Dame !
J’ai vu le Trocadéro !
Et Maintenant, que vois-je ?
La culotte à Coco !

Coco quitta l’assemblée, sortant de dos pour ne pas se faire remarquer. Hélas !! Des dizaines de photographes l’attendaient à la sortie. Elle se rua dans sa voiture et personne ne la revit jamais.

- Une ombre apparut dans l’embrasure de la porte. Kira !
- Tiens, Charles-Edouard. C’est à toi. Elle lui tendit son ours Wawa.
- Merci, Kira.
- Je voulais vous avertir...
- C’est ma faute. Je me suis laissé séduire par le Charme de Paris.
Kira se mit à fredonner : mon cœur toujours envolé
Charles reprit : quand je tiens dans mes bras ce bébé. Vous connaissez ce poème ?
- C’est mon préféré.
Charles regarda attentivement la jeune femme et remarqua pour la première fois qu’elle était très belle...

 

QUELQUES TEMPS PLUS TARD, DE RETOUR A LA MAISON :

- Nous souhaitons plein de bonheur aux futurs mariés, Mr et Mme Charles Finster.

- Angélica ! Dit Kimmi. Montre un peu plus de respect envers le nouveau chef de la "Rafia" (Mafia)
- Laisse, Kimmi. Il pointa un doigt accusateur sur Couette-Couette :
- Le jour du mariage de mon papa c’est sacré pour moi. Plus de vœu pour la journée.
- Eh les copains, intervient Susie. On coupe le gâteau !
Tous le monde sortit.
- C’est un bel ours ce Wawa, intervint Kimmi.
- Merci. Ma maman... enfin mon autre maman me l’avait offert.
- Elle manque parfois ?
- Oui. Mais je sais qu’elle est au paradis et qu’elle veille sur moi.

- Enfin vous voilà ! Dirent Charles et Kira.
Charles s’accroupit :
- Kimmi, veux-tu danser avec moi ?
- Charles-Edouard, veux-tu danser avec moi ?

- Bon, les couches-culottes, donnez moi du gâteau ! Hurla Angélica aux bébés perchés sur le chariot.
- Tu en veux ? Fit Alphonse en faisant un clin d’œil à sa sœur.
- OUI !!
- Tu es sûre ?
- OUI !
- Alors prend en ! S’exclama celui-ci en prenant du gâteau à pleine main pour lui lancer à la figure.
- Tu vas regretter ces gestes !
Sur ce, elle prit du gâteau à son tour et lui lança de toutes ses forces. Commença une bagarre de gâteau. Soudain, Sophie manqua sa cible et la pâtisserie vint s’écraser... sur la tête de Grand-père Boris.
Tout le monde retint son souffle. Lou rompit le silence gêné des invités en éclatant de rire.
- Ah !Ah !
PLAN ! Tout le monde fut de la partie. Une vrai partie de rigolade. Parents, grand parents, enfants, et chiens. Pendant son séjour à Paris, Hubert avait fait la connaissance de Fifi, la chienne de Kira.
- Super ! Avec ma nouvelle maman et une petite sœur comme Kimmi, je vais bien m’amuser !!

- Vous voyez les gars ? Murmura Tommy. Même les rêves peuvent devenir réalités.

Julie